Une revue à laquelle des chercheurs du LGC ont contribué et publiée en août 2018 dans le journal The European Physical Journal E, vient d’illustrer comment l’étude du séchage de fluides complexes peut permettre de comprendre des phénomènes se produisant dans d’autres systèmes à des échelles de temps ou de taille normalement inaccessibles expérimentalement.

De nombreux fluides complexes ont la particularité d’être extrêmement sensibles à de faibles sollicitations externes. On parle de “matière molle” pour désigner cet ensemble de substances hétéroclites rassemblant mousses, pâtes, dispersions colloïdales, gels, crèmes, cristaux liquides, polymères et bien d’autres encore. S’ils sont très présents dans de nombreux procédés – citons par exemple les mélanges particules/polymères pour la fabrication de pneus, l’encapsulation de principes actifs en galénique, la synthèse de filtres ou contacteurs membranaires, ou encore la mise en forme de céramiques – ces fluides complexes peuvent aussi être utilisés comme modèles pour mener des recherches sur des systèmes difficiles à étudier en laboratoire.

Mais comment des fluides dits complexes peuvent-ils être qualifiés de modèles ? C’est précisément grâce à leur sensibilité à un grand nombre de processus physiques et chimiques, qui permet aux chercheurs de les concevoir sur mesure pour qu’ils répondent à la manière d’autres systèmes. Dans cette revue, un vaste panel de thématiques est abordé au travers de l’étude du séchage de fluides complexes, de la science des aliments à l’art, en passant par la cosmétologie, les diagnostics médicaux et la police scientifique, les revêtements fonctionnels, ou encore la géophysique.

 

 

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