Novembre, 2019

08nov10 h 30 min20 h 00 minSoutenance de thèse Pierre ALBINA

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Détails

Bioréactivité des nitrates en contexte de stockage de déchets radioactifs profond

La composition du Jury est la suivante :
Mme Agnès RICHAUME JOLION         Rapporteure                      Ecologie Microbienne Lyon

M. Frédéric JORAND                             Rapporteur                        LCPME, Université de Lorraine

M. Eric D. VAN HULLEBUSCH              Examinateur                       Institut de Physique du Globe de Paris

M. Achim ALBRECHT                            Examinateur                       Andra, Paris

Mme Alexandra BERTRON                  Directrice de thèse            LMDC, Toulouse

M. Benjamin ERABLE                           Directeur de thèse             LGC, Toulouse

Résumé :
En France, il est envisagé de stocker en couche géologique profonde les déchets radioactifs de moyenne activité à vie longue (MAVL). Ces déchets sont chargés en sels de nitrates et après des milliers d’années, le relâchement des nitrates pourrait favoriser la mobilité des radionucléides hors des déchets. Cependant, en présence de matière organique ou de dihydrogène, l’activité bactérienne peut théoriquement réduire les nitrates en espèces azotées plus réduites via la dénitrification. Le 1er objectif de cette thèse est d’évaluer la capacité des bactéries à s’adapter aux conditions physico-chimiques à proximité des déchets, c’est à dire en absence d’oxygène, à pH alcalin entre 9 et 13, en présence de concentrations élevées en nitrates, en présence d’un donneur d’électrons organique (acétate) ou minéral (hydrogène) et en présence de ciment et d’acier solides. Le 2nd objectif est d’évaluer les cinétiques de réduction des nitrates dans les conditions précédemment décrites. La réduction bactérienne des nitrates a été observée jusqu’à pH 11 et 400 mM de nitrates en présence d’acétate et jusqu’à pH 10.5 et 150 mM de nitrates en présence de dihydrogène. En présence de dihydrogène les cinétiques de réduction des nitrates étaient globalement plus ralenties et les bactéries étaient plus sensibles aux pH alcalins que les bactéries qui se développent en présence d’acétate. Ceci s’explique par le fait que le dihydrogène a une solubilité limitée à pression atmosphérique, que l’assimilation de carbone minéral est énergétiquement coûteuse pour les bactéries et enfin qu’en présence de dihydrogène le pH s’élève au cours de l’avancement de la dénitrification. En présence d’acétate le pH s’équilibre autour de 10 grâce aux CO2 produit par l’oxydation de l’acétate. Enfin la présence de ciment solide n’a pas eu de répercussion importante sur l’activité bactérienne, en revanche l’acier solide a stimulé de façon conséquente la réduction des nitrates.

Date et heure

(Friday) 10 h 30 min - 20 h 00 min

Location

Amphi 100 INP-ENSIACET

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