Janvier, 2021

29jan10 h 00 min12 h 00 minSoutenance de thèse de Aziz Er-Raki

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Détails

Soutenance de thèse de Aziz Er-Raki (école doctorale SYSTEMES – ED 309) le vendredi 29 janvier, 10h.
« Etude des impacts environnementaux pour l’évaluation dynamique des filières industrielles : application au déploiement des scénarios de la transition énergétique »

Cette soutenance se déroulera en salle des thèses de l’INP-ENSIACET (capacité maximum de 15 personnes dans la salle) et sera accessible par une session Zoom : https://inp-toulouse-fr.zoom.us/j/99774638239
(en veillant à conserver votre micro et votre caméra fermés – valeur par défaut)

La composition du jury est le suivant :

  • Dr. Tatiana Reyes Carrillo (Université de technologie de Troyes), rapporteur
  • Pr. Fabrice Patisson (Université de Lorraine), rapporteur
  • Pr. Stéphane Negny (Toulouse INP), directeur de thèse
  • Dr. Jean-Pierre Belaud (Toulouse INP), co-directeur de thèse
  • Pr. Dominique Milllet (Université de Toulon), membre
  • Dr Didier Hartmann (CEA), membre encadrant
  • Gérald Senentz (Orano), invité

Résumé :

Les études d’impacts environnementaux occupent une place croissante dans l’évaluation d’un procédé ou d’une filière, tant pour mettre à jour leurs avantages et leurs points faibles que pour envisager des pistes d’amélioration. Parmi les moyens d’analyse environnementale des systèmes, l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) est une méthode multicritère et se présente comme un moyen de choix dans l’évaluation de la performance environnementale d’un système.

L’ACV est une méthode d’aide à la décision qui s’appuie sur une méthodologie rigoureuse et transparente, se développe et s’améliore sans cesse. Son intérêt réside dans la prise en compte de la pensée cycle de vie et des impacts selon plusieurs catégories de l’environnement liés au cycle de vie d’un produit (ou d’un procédé, d’un service, d’un système ou d’une filière), c’est-à-dire depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit, en passant par les phases de transport, de fabrication et d’utilisation.

L’ACV propose une vision globale de tout le cycle de vie et permet d’avoir des résultats à différents niveaux. Cependant la méthode ACV présente des limites. Une limite essentielle est liée à l’absence de prise en compte de la notion de temps et d’espace. La méthode ACV « classique » fournit une image d’un système à l’équilibre, moyenné sur la durée de vie des différentes installations, de leur construction jusqu’à leur démantèlement.

Cette vision n’est pas adaptée à la réalité du contexte actuel de transition énergétique, pour laquelle des moyennes à l’équilibre peuvent générer des interprétations très différentes des valeurs instantanées. En effet, avoir besoin d’une certaine masse de matière première répartie sur une durée de 50 ans ou bien seulement sur 5 ans ne provoquera pas le même impact.

Il semble donc plus pertinent de ne pas étudier seulement le système à l’équilibre, mais d’être capable d’étudier les phases de transition énergétique pour lesquelles il sera nécessaire de déployer plus ou moins rapidement différentes sources de production énergétique (nucléaire, éolien, solaire, biomasse…), avec toutes les infrastructures et les installations nécessaires.

Ce nouveau type d’approche nécessite l’ajout d’une composante temporelle voire géographique dans l’analyse de cycle de vie, en découpant la vie de chaque installation par pas de temps auxquels sont associés des inventaires particuliers.

L’inventaire des besoins en matière pour la construction des installations (béton, métaux…) et leur exploitation (réactifs, eau, métaux…) doit être établi, ainsi que celui des émissions en phase d’exploitation et de démantèlement.

On s’oriente ainsi vers une analyse de cycle de vie dite « dynamique », c’est-à-dire capable de prendre en compte les évolutions temporelles du scénario considéré.

L’approche proposée sera confrontée à plusieurs études de cas industriels ; particulièrement l’évaluation des impacts environnementaux lors de déploiement de différents scénarios français de transition énergétique.

La conclusion générale de la thèse récapitule les avantages et inconvénients des différents niveaux d’approche dynamique, en insistant sur leur complexité et leur pertinence par rapport à une approche statique inappropriée pour des systèmes évolutifs.

Date et heure

(Friday) 10 h 00 min - 12 h 00 min

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