Accueil > Actualités > Recherche

Recherche

GIMD : C’est parti pour 42 mois, le Laboratoire de Génie Chimique participe au projet C2B

Contexte du projet :

Dans le cadre de l’appel à projet Systèmes Energétiques Efficaces et Décarbonés (SEED) - 2013, le Laboratoire de Génie Chimique participe au projet C2B (2 Laboratoires publics- deux industriels) dont le but est de capter le CO2 issu de fumées de postcombustion par contacteur membranaire G/L et de le valoriser sous forme de sels d’ammonium.

Ce projet intervient suite à 2 projets ANR précédents dont les études menées au cours de ces précédents projets ont montré que les contacteurs à membranaire utilisant des fibres creuses à peau dense étaient performants et constituaient un procédé en rupture prometteur. Néanmoins, les contacteurs et fibres creuses ont été testés dans un environnement favorable (gaz synthétiques). L’un des buts du projet est d’étudier le vieillissement des membranes dans un environnement plus agressif et d’améliorer les performances des membranes par l’utilisation de nouveaux matériaux et/ou méthodes d’élaboration.

Résumé du projet C2B :

Le projet C2B prévu sur une durée de 42 mois vise à capturer en continu du CO2 d’une fumée réelle de centrale thermique au charbon et à régénérer un flux de CO2 pur pour sa valorisation.

Ce projet rassemble le Groupe SOLVAY (Dombasle) : Premier chimiste en France, le LRGP (Laboratoire Réactions et Génie des Procédés de Nancy), le LGC (Laboratoire de Génie Chimique de Toulouse) et la société POLYMEM (Toulouse).
Chacune de ces structures intervenant à une étape précise du projet en y apportant son savoir faire.

Le concept de la capture de CO2 sur contacteur membranaire couplé à une absorption chimique en solution (amine et ammoniaque) a été validé dans deux projets ANR (CICADI et AméliE_CO2). Il a reçu un "Prix des techniques innovantes pour l’environnement" en 2010 à POLLUTEC.
Les contacteurs membranaires utilisés sont faits de membranes creuses recouvertes d’une fine couche d’un polymère perfluoré. La technologie a révélé d’importants avantages comparés aux autres procédés de capture : flexibilité, intensification (due au transfert de matière très élevé), maîtrise du stripping de la solution absorbante et limitation du bouchage des pores membranaires. Mais ce procédé de rupture n’a jamais été appliqué sur des fumées réelles et chaudes contenant des traces d’oxydes de soufre, d’azote, des poussières et de l’humidité, et plusieurs travaux doivent être menés :
- 1. Développement et caractérisation de nouvelles fibres composites et de contacteurs membranaires à l’échelle labo ayant des performances améliorées (tenues mécanique, thermique et absorption de CO2).
De nombreuses questions sont posées, dont la résilience et le vieillissement des fibres vis-à-vis des cendres volantes résiduaires. C’est un challenge clef du projet.
- 2. Détermination des performances de régénération de CO2 sur des contacteurs membranaires à l’échelle labo. Cette autre innovation de rupture n’a jamais été étudiée jusqu’à maintenant.
- 3. Dimensionner et fabriquer un prototype de contacteur membranaire. L’extrapolation conduira à un facteur d’échelle de 200. De tels modules n’ont jamais été fabriqués et C2B est un pionnier dans ce domaine.

Sur base d’une fumée de postcombustion d’une centrale thermique le projet C2B aura pour objectifs :
- 1. De capturer du CO2 en continu sur un prototype de contacteur membranaire à une capacité de plusieurs kg CO2 capturés/h et l’absorber avec un rendement élevé (70% à 95%) dans une solution de carbonate d’ammonium
- 2. De régénérer un flux de CO2 pur dans un réacteur chauffé et maintenu sous pression. Le flux de CO2 régénéré sera aussi valorisé sur place.

Source : Agence Nationale de la Recherche=ANR-13-SEED-0003]

Agenda

Ajouter un événement iCal