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Soutenances

7 juin. Thèse de Claudia COTE

Biocorrosion de l’acier au carbone dans les systèmes d’injection d’eau de l’industrie du pétrole et du gaz : nouveaux modèles expérimentaux issus du terrain

La soutenance de thèse se déroulera le Vendredi 7 Juin à 9h30 à l’ENSIACET dans la salle de thèse.
Elle s’intitule : « Biocorrosion de l’acier au carbone dans les systèmes
d’injection d’eau de l’industrie du pétrole et du gaz : nouveaux modèles
expérimentaux issus du terrain ».

- Résumé

L’industrie pétrolière et gazière subie d’importantes pertes économiques en raison de problèmes liés à la corrosion. Parmi ces problèmes, la corrosion induite par les micro-organismes (biocorrosion) fait toujours l’objet de recherche, le mécanisme le plus souvent évoqué et documenté étant lié aux bactéries sulfato-réductrices (BSR). Cependant certaines études ont montré que la biocorrosion pouvait se produire même en absence de BSR dans l’environnement corrosif ; le principal objectif de la thèse était donc de fournir un nouvel éclairage sur la corrosion anaérobie de l’acier au carbone en proposant des mécanismes différents de ceux impliquant les BSR.

En premier lieu, l’influence d’une souche électro-active, G. sulfurreducens, sur la protection/corrosion de l’acier C1145 a été étudiée. Lorsque des espèces phosphate sont présentes dans le milieu, la bactérie favorise la formation d’une couche de Fer/Phosphate qui ensuite protège le matériau. En présence d’ammonium, les vitesses de corrosion sont plus élevées mais les bactéries réduisent la dissolution du métal.

En deuxième partie, des échantillons de terrain issus des opérations de nettoyage des pipelines des systèmes d’injection ont été analysés d’un point de vue microbiologique et électrochimique. L’analyse moléculaire et l’identification de la communauté bactérienne montre la présence d’espèces sulfurogènes autre que les BSR. Ces bactéries peuvent stimuler la corrosion des métaux par la production d’acides organiques, de CO2 et de différentes espèces soufrées telles que H2S. De surcroît, il a été prouvé que le consortium contenu dans les échantillons de terrain accélérait la corrosion de l’acier au carbone, principalement par la production d’espèces sulfures.

- Mots-clés : biocorrosion, acier au carbone, CIM, anaérobie, Geobacter sulfurreducens

- Jury

  • Mme Régine BASSGUY, Directeur de thèse
  • Mme Marie LIBERT, Rapporteur
  • M. Bernard TRIBOLLET, Rapporteur
  • Mme Nadine PEBERE, Membre
  • M. Mathieu BERGE, Membre
  • M. Damien FERON, Membre
  • M. Florin TURCU, Membre

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