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Des scories de nickel pour stocker le CO2

Descriptif du projet :

- Dans la continuité du Projet ANR CARMEX, 4 chercheurs des départements IRPI et PSI du LGC ont répondu à l’appel à projets du CNRT.
- Lancé en 2014, le projet Carboscories qui a duré 18 mois a été co-financé par le CNRT et le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). Deux entreprises (SLN – Société Le Nickel, filiale du groupe français ERAMET et KNS – Koniambo Nickel SAS, filiale du groupe Suisse Glencore) membres du CNRT sont aussi impliquées dans le projet, coordonné par le BRGM en partenariat scientifique avec le LGC et l’IMPMC.

- L’objectif de ce projet Carboscories est de mettre en application les conclusions du projet initial CARMEX afin de fixer le CO2 dans les scories produites par l’industrie du nickel par carbonatation minérale en phase aqueuse. Il s’agit plus précisément de coupler broyage (attrition) et réaction (dissolution et précipitation) dans un même appareil pour éliminer les barrières physiques (couches passivantes) du procédé. On appelle scories les déchets issus de la production de nickel par pyrométallurgie.

- Les 4 chercheurs du LGC impliqués dans ce projet ont donc mis en œuvre leur savoir-faire dans le procédé et sa modélisation thermodynamique pour étudier les modes de fonctionnement et paramètres opératoires permettant d’augmenter les rendements de carbonatation des scories.
- Les tests de carbonatation-attrition ont été effectués en laboratoire, au LGC, sur des quantités réduites dans l’enceinte d’un broyeur à billes agitées. La prochaine étape, avant l’échelon industriel, consistera à valider ces résultats en changeant d’échelle, grâce à un pilote de démonstration d’une capacité de plusieurs kilos, et à étudier les voies de valorisation des matériaux ainsi produits dans le secteur de la construction.

Ils en parlent :

- Florent Bourgeois, enseignant-chercheur au Laboratoire de Génie Chimique de Toulouse répond au CNRS sur la problématique du CO2 à exploiter comme une ressource ?

- "L’intérêt de transformer le CO2 en roche est qu’il est extrêmement stable sous sa forme solide." Créer de la roche en laboratoire, c’est le défi un peu fou que s’est lancé un consortium de recherche français, dans le cadre du projet Carmex. « Dans la nature, les roches sont lixiviées (lessivées) par l’eau de pluie et laissent s’échapper du calcium (Ca), mais aussi du fer (Fe) ou du magnésium (Mg) – autant de minéraux qui finissent dans les océans et les eaux souterraines explique Florent Bourgeois, du Laboratoire de génie chimique, à Toulouse. Là, ils précipitent avec le CO2 dissous dans l’eau (sous sa forme d’ion CO32-) pour donner du carbonate de calcium ou calcite (CaCO3), du carbonate de fer ou sidérite (FeCO3), ou encore de la magnésite (MgCO3), sous la forme de minuscules résidus solides. »

- Lire l’intégralité de l’article sur le journal du CNRS : Cliquez ici

Le projet Carboscories dans la Presse :
- Liens vers les 3 articles