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Lundi 11 avril 2016 : Thèse de Ingrid ROUVRE

"Hydrogénase : promoteur ou inhibiteur de la corrosion microbienne ?"

Lundi 11 avril 2016 : Thèse de Ingrid ROUVRE

- La thèse se déroulera le lundi 11 avril 2016 en Amphi 100 (campus INP-ENSIACET) à 10h

- Intitulé de la Thèse :

  • "Hydrogénase : promoteur ou inhibiteur de la corrosion microbienne ?"

- Jury :

  • Rapporteur : Mme Claude DURET-THUAL, professeur associé, INSA, Lyon et Responsable de site, Institut de la Corrosion, Fraisses
  • Rapporteur : Mme Elisabeth LOJOU, directrice de recherche, CNRS, Marseille
  • Examinateur : M. Damien FERON, directeur de recherche, CEA, Saclay
  • Examinateur : Mme Nadine PEBERE, directrice de recherche, CNRS, Toulouse Co-encadrant de thèse : Mme Isabelle MEYNIAL-SALLES, enseignant chercheur HDR, INSA,Toulouse
  • Directeur de thèse : Mme Régine BASSEGUY, directrice de recherche, CNRS, Toulouse

- Résumé :

  • Les hydrogénases ont été identifiées comme des protéines clé de la corrosion induite par les micro-organismes (CIM) mais leur réel impact est encore sujet à controverses. Bien qu’elles soient présentes dans la plupart des microorganismes impliqués dans la biocorrosion anaérobie, leur participation dans un transfert électronique direct a rarement été démontrée. L’objectif de ce travail est d’étudier l’influence de l’hydrogénase sur la corrosion anaérobie de l’acier en approfondissant la compréhension des phénomènes interfaciaux qui régissent son action.
  • Il s’agit en particulier d’étudier l’incidence des centres Fe-S présents dans la protéine et qui s’étaient révélés être des acteurs majeurs lors de précédents travaux au LGC. Pour cela, différents types d’hydrogénases ont été conçus, élaborés en collaboration avec l’équipe EAD3 du LISBP, INSA Toulouse, et étudiés : la native et des mutants possédant un nombre plus ou moins important de centres Fe-S.
    Dans un premier temps, le choix des matériaux a été réalisé sur la base des résultats de caractérisation et d’étude du comportement électrochimique dans le milieu Tris-HCl. L’acier doux S235JR a été choisi car c’est le matériau le plus réactif pour mettre en évidence l’influence de l’hydrogénase.
  • Par la suite, les premières études en présence de divers types d’hydrogénases (native et mutants) ont révélé que la présence de certaines molécules additionnelles dans le milieu de purification ne permet pas d’obtenir un saut du potentiel d’abandon et une vitesse de corrosion exclusivement liés aux enzymes. Le protocole de purification des enzymes a donc été optimisé pour permettre un meilleur rendement de purification avec une activité enzymatique haute, tout en ayant le moins possible d’impact sur les signaux électrochimiques.
  • Enfin, l’utilisation d’un sac de dialyse pour concentrer l’hydrogénase au voisinage de l’électrode de travail a permis d’exacerber l’effet de l’enzyme : une augmentation du potentiel d’abandon ainsi que de la vitesse de corrosion a été observée. La spectroscopie d’impédance couplée à des analyses de surface a également confirmé le fort pouvoir corrosif de l’hydrogénase. En outre, les électrolyses réalisées à potentiel cathodique ont mis en évidence la catalyse de la réaction de réduction par transfert électronique direct entre l’hydrogénase et la surface de l’acier. Le moteur responsable de la prise d’électrons est le centre catalytique de l’enzyme, les centres Fe-S jouant seulement un rôle de transfert des électrons au sein de la protéine.

- Mots Clefs :

  • biocorrosion, hydrogénase, transfert électronique direct, acier doux, centres FeS, centre catalytique